Pascal Guion Merlin

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Ma vie… une œuvre… pas croyable… !

Je suis sorti de la forêt primaire de ma maman en mars 1948 dans l’aube à  Lyon à six heures du matin.  Jeunesse tranquille, un peu trop d’années de pensionnat… j’en ai un peu beaucoup bavé !    M’arrive un fils  en 1971 par un mariage qui  ne durera pas.  A vingt ans je pratique avec beaucoup de joie le métier de maçon puis de chevrier fromagé. J’écris subitement des textes et leurs musiques, spontanément en 1976 j’ai 28 ans, je deviens un petit poète. Cela se produit car je suis seul dans la nature et je sens le cadeau du Présent toujours là, délicieux que je me mets à étudier.  J’ai pratiqué  la guitare en autodidacte jusque là, sans étudier le solfège,  je suis donc très surpris de créer des mélodies facilement. Le Présent émerge vraiment pour moi en conscience cadeau.  J’ai beaucoup d’intuitions, de ressentis à ce moment là sur l’importance qu’il y a à le vivre avec soin. Je l’observe dans la campagne où je suis et vis seul pendant des années… avec quelques compagnes qui passent cependant… On vit encore sous l’influence forte de la folie douce de mai 68. Une compagne fait apparaitre une fille sur la Planète. J’ai donc accueilli deux enfants non désirés… Une me fait volontairement dans le dos et l’autre sans le vouloir, pardonnable… Désolant comportement de certaines  femmes qui amènent souffrances et peines à tous les concernés dont elles même… elles le découvrent plus tard, elles ne se rendent pas du tout compte de ce que cela provoque humainement !

Pendant le printemps magnifique de 1976 je percute qu’il n’y a pas de Dieu créateur, comme l’anseigne le catéchisme naïf chrétien,  à cette magnifique planète Terre. Ces compréhensions me viennent intuitivement, naturellement dans la beauté de la nature mère où je suis immergé…    Je découvre le Bouddhisme quelques mois après ces compréhensions mystiques suite à un voyage au Sahara, voir le désert m’importait. Un français professeur d’histoire en Algérie m’ offre un bouquin bouddhiste qu’il a lu. Passionnant et simple, limpide ce livre, je le recopie tellement je suis désireux de l’intégrer intellectuellement. Pratique de la voie Tibétaine de Chogyam Trungpa Rinpotché.   Je pratique dès lors le Bouddhisme, j’apprends à m’asseoir à méditer, depuis l’automne 1983 exactement et ce sera jusqu’a mon dernier souffle, car c’est un art de vivre le bouddhisme qui donne du bonheur chaque jour à qui le cultive, le fait foisonner. Je pratique un Art Martial depuis 1990, le Kendo, une application de l’école des Samouraïs japonais, beaucoup d’efforts et de joie. C’est pas du sport, c’est de l’art, l’intelligence que déclenche l’art martial va plus loin que celle que dégage la simple compétition du sport… il libère de la peur existentielle.

Je commence fin des années 1970 à chanter mes textes… très difficile, aucune formation, je rame bien que l’on me dise que j’ai une très belle voix. On m’encourage…  Je ne gagne que très peu d’argent avec ma poésie. Je vis donc en rebelle pacifique… de petits boulots intéressant de mon métier au black ou en intérim.  Dans une association culturelle un soir à Valence je découvre un chanteur, Christian Stalla, il m’apprend que l’on  peut vivre de la chanson dans les maisons de retraite.  Comme j’ai un très bon répertoire national sur les auteurs G Brassens, J Ferrat Nougaro, L Ferré, Francis Lemarque, Yves Montand etc…une belle voix et que j’aime chanter je deviens intermittent du spectacle free lance. Je prospecte les maisons de retraite par téléphone, gère ma comptabilité moi même, construis des tournées de Lille à Marseille pendant vingt ans, et je parcours bienheureux travailleur la France !  Je continue cependant à écrire des chansons que je ne chante pas en maison de retraite. Les chansons de la jeunesse des retraités, ce sont celles là qu’ils ont besoin d’entendre pour retrouver du plaisir. Je deviens musicothérapeute pratiquant le répertoire national et dans mes créations… quand même un peu !       Je rencontre en 1995 un chanteur « auteur compositeur interprète » comme moi. Jean Guy Deraspe, et son énergie Québécoise me fait évoluer. J’aime  ses textes et ses musiques, il est plus fin guitariste que moi… j’écoute… j’apprends ! Il séjourne chez moi en Ardèche, je vais le voir au Québec… Il se mettra à travailler dans l’intermittence du spectacle à Paris… épousera une parisienne, deux enfants voulus apparaitront. Il me présente un musicien parisien Québécois en 1999, Red Mitchell arrangeur et directeur artistique,  qui dirige un studio à Paris…  Boosté par ces deux amis je fait un CD  « Le Bonheur Reste »… tellement je sens et écris que le Présent est la clef de tout.       Je ne chante toujours que très peu mes chansons…  Je ne vais me mettre à prendre en charge ma créativité que tardivement…!  Le petit sage se retire sur le haut  de la montagne, le grand sage sur la place du marché. J’ai donc décidé en 2014 de descendre de la montagne et de rentrer dans la cité. Je vis dans un  studio très agréable à Valence. Je n’exprime en majorité plus maintenant que mes paroles et mes musiques. Heureux, je prends conscience que d’avoir minorisé, écarté ma créativité personnelle me privait de beaucoup de satisfactions personelles, se développe, grandi alors encore confiance et estime de moi en profondeur, grace aussi au psy Christophe André que j’étudie… il est grand temps !

Aujourd’hui dans cet été 2016 je rentre dans une disponibilité d’esprit qui me permet  d’enseigner, partager  ce que j’ai appris, ce que je pratique et vis dans mon corps et mon esprit par la grâce du Bouddhisme et de la poésie et du travail. Je suis maintenant un Boddhisattva, je peux guider des gens vers la lumière du Bonheur, toujours vivant ici même. Le Bonheur Reste… je l’habite.  Apprendre à le cultiver, le transmettre est un art de vivre… loin des flonflons des apparences… de l’agitation mondaine du matérialisme.

J’aurai eu finalement une vie d’artiste secrète… puis je finirai pulvérisé dans le Cosmos… dans la joie du rêve obtenu… !